Il s'agit de cliniques médicales qui offrent un accès amélioré aux médecins pour leurs membres, surtout en région.S'agit-il d'un exemple de médecine privée? «La moitié des coopératives de santé demandent des frais annuels d'environ 100$ à leurs membres», explique François Marchand, d'Action-Santé Outaouais, engagée dans la formation de coopératives de santé et de services infirmiers à domicile. Lire la suite
mercredi 21 avril 2010
mercredi 14 avril 2010
Les coopératives de santé au Québec, une prise en charge par le local.
PAR MATTHIEU ROY ⋅ AVRIL 8, 2010 ⋅ Oikos blogue
Notre système de santé est mal en point. Pour trouver remède aux maux qui l’accablent, les solutions ne sont pas simples, les propositions du dernier budget ne semblant d’ailleurs pas faire l’unanimité dans la population vu leurs caractères régressifs. Dans plusieurs localités du Québec, on tente de faire autrement, en pansant les plaies par l’usage du modèle coopératif. Lire la suite
mercredi 10 février 2010
La coop santé d'Aylmer a besoin d'argent
Le Droit
Actualités, mercredi, 16 décembre 2009, p. 8
Thériault, Charles
La Coopérative santé d'Aylmer exigera des frais annuels de 100$ par membre car ses revenus actuels ne suffisent plus.
Le président du conseil d'administration de la coopérative, Louis Simard, a annoncé hier que les membres devront payer des frais annuels à partir de 2010. Créée il y a six ans pour freiner l'exode des médecins d'Aylmer, la coopérative de santé regroupe 9500 sociétaires qui payaient une part sociale de 50$ pour devenir membres. La coopérative a acheté une ancienne clinique médicale située à quelques mètres de l'église Saint-Paul et elle a réussi à embaucher neuf médecins. "Il n'y avait plus que deux médecins à Aylmer, pour une population de quelque 40000 personnes et nous risquions de les perdre eux aussi. Nous n'avions qu'une seule infirmière et maintenant nous en avons trois et nous avons aussi remplacé certaines pièces d'équipement", a expliqué M.Simard.
Agrandir ou déménager
Mais la coopérative de santé est maintenant à l'étroit dans ses locaux. Ses dirigeants songent donc à vendre l'édifice pour louer des locaux ailleurs ou à agrandir et rénover le bâtiment afin qu'il réponde aux normes modernes. Selon le DrAlain Millette, directeur médical de la coop santé, les salles d'examens sont trop petites et il n'y a pas assez d'espace pour accueillir de nouveaux médecins. De plus, l'édifice n'est pas doté d'une rampe, ce qui complique l'accès des personnes handicapées et des patients transportés en civière. "Si on veut attirer les jeunes médecins, il nous faut des installations modernes. Ici, c'est un édifice qui a 35 ans et qui ne répond pas aux normes modernes", a fait valoir le docteur Millette.
Déficit annuel de 100000$
Les projets d'agrandissement et de rénovation ne sont pas la seule raison de l'imposition d'un tarif annuel de 100$. Paul Simard a aussi indiqué que les coûts actuels d'exploitation sont plus élevés que les revenus ce qui oblige les administrateurs à utiliser les cotisations des membres, pour éponger le déficit d'exploitation qui est de 100000$ par année. "À ce rythme, nous ne pourrions pas tenir longtemps alors c'est la raison pour laquelle nous demandons cette contribution à nos membres. Il y aura toutefois un tarif familial et les personnes qui sont vraiment dans le besoin pourront obtenir une aide financière afin de payer le tarif annuel", a-t-il ajouté.
La Coopérative de santé d'Aylmer gère un budget annuel de 1,3 million$.
Ctheriault@ledroit.com
Actualités, mercredi, 16 décembre 2009, p. 8
Thériault, Charles
La Coopérative santé d'Aylmer exigera des frais annuels de 100$ par membre car ses revenus actuels ne suffisent plus.
Le président du conseil d'administration de la coopérative, Louis Simard, a annoncé hier que les membres devront payer des frais annuels à partir de 2010. Créée il y a six ans pour freiner l'exode des médecins d'Aylmer, la coopérative de santé regroupe 9500 sociétaires qui payaient une part sociale de 50$ pour devenir membres. La coopérative a acheté une ancienne clinique médicale située à quelques mètres de l'église Saint-Paul et elle a réussi à embaucher neuf médecins. "Il n'y avait plus que deux médecins à Aylmer, pour une population de quelque 40000 personnes et nous risquions de les perdre eux aussi. Nous n'avions qu'une seule infirmière et maintenant nous en avons trois et nous avons aussi remplacé certaines pièces d'équipement", a expliqué M.Simard.
Agrandir ou déménager
Mais la coopérative de santé est maintenant à l'étroit dans ses locaux. Ses dirigeants songent donc à vendre l'édifice pour louer des locaux ailleurs ou à agrandir et rénover le bâtiment afin qu'il réponde aux normes modernes. Selon le DrAlain Millette, directeur médical de la coop santé, les salles d'examens sont trop petites et il n'y a pas assez d'espace pour accueillir de nouveaux médecins. De plus, l'édifice n'est pas doté d'une rampe, ce qui complique l'accès des personnes handicapées et des patients transportés en civière. "Si on veut attirer les jeunes médecins, il nous faut des installations modernes. Ici, c'est un édifice qui a 35 ans et qui ne répond pas aux normes modernes", a fait valoir le docteur Millette.
Déficit annuel de 100000$
Les projets d'agrandissement et de rénovation ne sont pas la seule raison de l'imposition d'un tarif annuel de 100$. Paul Simard a aussi indiqué que les coûts actuels d'exploitation sont plus élevés que les revenus ce qui oblige les administrateurs à utiliser les cotisations des membres, pour éponger le déficit d'exploitation qui est de 100000$ par année. "À ce rythme, nous ne pourrions pas tenir longtemps alors c'est la raison pour laquelle nous demandons cette contribution à nos membres. Il y aura toutefois un tarif familial et les personnes qui sont vraiment dans le besoin pourront obtenir une aide financière afin de payer le tarif annuel", a-t-il ajouté.
La Coopérative de santé d'Aylmer gère un budget annuel de 1,3 million$.
Ctheriault@ledroit.com
Coop Santé de Cantley: Mais quelle controverse?
Le Droit
Forum, samedi, 26 décembre 2009, p. 20
Le lundi 21 décembre 2009, les membres de la Coopérative de solidarité en soins de santé de Cantley invitaient les journalistes pour l'inauguration des nouveaux locaux au 47 du chemin Ste-Élisabeth. Une toute petite clinique médicale, une réalisation concrète, une réponse à un besoin, le résultat du travail de nombreux bénévoles et ce, depuis plus de deux ans.
Nous étions heureux de partager une bonne nouvelle, le couronnement de nombreux efforts et la preuve de l'accomplissement d'une communauté qui décide d'agir pour le bien-être de tous.
Mardi matin, quelle surprise, un refroidissement certain! Notre belle nouvelle devient de la CONTROVERSE? Nous le cherchons toujours, ce climat de controverse qui aurait prévalu lors de notre rencontre avec le journaliste du journal LeDroit.
L'article produit a transformé une bonne nouvelle en situation qui CRÉE L'INQUIÉTUDE.
Loin de nous l'idée de limiter l'universalité des soins de santé: au contraire, nous voulons offrir des services préventifs et curatifs à l'ensemble de la population. Nous ne voulons pas ajouter des arguments au débat sur la qualité de notre système de santé, nous voulons simplement démontrer que lorsqu'une communauté le veut, des citoyens engagés peuvent réaliser de beaux projets.
Quel type de journalisme favorisez-vous? Celui qui rapporte des faits ou celui qui aime nourrir le public de titres qui suscitent la vision négative des situations en oubliant de souligner la partie positive? Nous reconnaissons qu'un journaliste a tous les droits sur son article, mais nous aurions apprécié que l'essence de notre message ne soit pas modifiée.
Toute une déception!
Avons-nous été naïfs, trop confiants de penser que la nouvelle serait reçue telle que nous voulions la partager?
Nous nous demandons comment faire connaître les bonnes nouvelles à la population si ce n'est plus possible par le biais de votre journal.
Il n'en demeure pas moins que nous sommes fiers de nos accomplissements et n'entendons pas baisser les bras; nous poursuivrons dans une attitude POSITIVE car nous croyons au pouvoir de la solidarité.
Recevez nos salutations,
Les membres du Conseil d'administration de la Coop de santé de Cantley
RÉPONSE DU JOURNALISTE
La question des frais annuels de 50$ que votre coopérative impose à ses membres suscite effectivement une controverse au Québec. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, s'en est d'ailleurs inquiété publiquement. Son ministère a même songé à interdire les frais annuels de peur qu'ils ne limitent l'universalité des soins de santé.
L'inquiétude du ministre ne s'est pas dissipée, loin de là, comme en fait état la porte-parole du ministre cité dans mon article. J'ai d'ailleurs pris soin de recueillir la réaction de votre président à ce sujet et de la rapporter dans mon article. Quant au message que vous avez voulu livrer lors de votre conférence de presse, il se trouve aussi dans le texte. Mon travail journalistique ne se limite pas à rapporter le message que vous souhaitez véhiculer, mais à le replacer dans son contexte.
Patrick Duquette
Forum, samedi, 26 décembre 2009, p. 20
Le lundi 21 décembre 2009, les membres de la Coopérative de solidarité en soins de santé de Cantley invitaient les journalistes pour l'inauguration des nouveaux locaux au 47 du chemin Ste-Élisabeth. Une toute petite clinique médicale, une réalisation concrète, une réponse à un besoin, le résultat du travail de nombreux bénévoles et ce, depuis plus de deux ans.
Nous étions heureux de partager une bonne nouvelle, le couronnement de nombreux efforts et la preuve de l'accomplissement d'une communauté qui décide d'agir pour le bien-être de tous.
Mardi matin, quelle surprise, un refroidissement certain! Notre belle nouvelle devient de la CONTROVERSE? Nous le cherchons toujours, ce climat de controverse qui aurait prévalu lors de notre rencontre avec le journaliste du journal LeDroit.
L'article produit a transformé une bonne nouvelle en situation qui CRÉE L'INQUIÉTUDE.
Loin de nous l'idée de limiter l'universalité des soins de santé: au contraire, nous voulons offrir des services préventifs et curatifs à l'ensemble de la population. Nous ne voulons pas ajouter des arguments au débat sur la qualité de notre système de santé, nous voulons simplement démontrer que lorsqu'une communauté le veut, des citoyens engagés peuvent réaliser de beaux projets.
Quel type de journalisme favorisez-vous? Celui qui rapporte des faits ou celui qui aime nourrir le public de titres qui suscitent la vision négative des situations en oubliant de souligner la partie positive? Nous reconnaissons qu'un journaliste a tous les droits sur son article, mais nous aurions apprécié que l'essence de notre message ne soit pas modifiée.
Toute une déception!
Avons-nous été naïfs, trop confiants de penser que la nouvelle serait reçue telle que nous voulions la partager?
Nous nous demandons comment faire connaître les bonnes nouvelles à la population si ce n'est plus possible par le biais de votre journal.
Il n'en demeure pas moins que nous sommes fiers de nos accomplissements et n'entendons pas baisser les bras; nous poursuivrons dans une attitude POSITIVE car nous croyons au pouvoir de la solidarité.
Recevez nos salutations,
Les membres du Conseil d'administration de la Coop de santé de Cantley
RÉPONSE DU JOURNALISTE
La question des frais annuels de 50$ que votre coopérative impose à ses membres suscite effectivement une controverse au Québec. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, s'en est d'ailleurs inquiété publiquement. Son ministère a même songé à interdire les frais annuels de peur qu'ils ne limitent l'universalité des soins de santé.
L'inquiétude du ministre ne s'est pas dissipée, loin de là, comme en fait état la porte-parole du ministre cité dans mon article. J'ai d'ailleurs pris soin de recueillir la réaction de votre président à ce sujet et de la rapporter dans mon article. Quant au message que vous avez voulu livrer lors de votre conférence de presse, il se trouve aussi dans le texte. Mon travail journalistique ne se limite pas à rapporter le message que vous souhaitez véhiculer, mais à le replacer dans son contexte.
Patrick Duquette
Controverse à la coop santé de Cantley: Les frais annuels créent l'inquiétude
Le Droit
Actualités, mardi, 22 décembre 2009, p. 4
Duquette, Patrick
La nouvelle coopérative de santé de Cantley ouvre à peine ses portes qu'elle plonge déjà au coeur d'une controverse en raison des frais annuels imposés à ses patients.
Installée dans un presbytère, au 47, chemin Sainte-Élizabeth, la coopérative santé ouvre une fois par semaine, le mercredi, et compte déjà 1200 membres.
Pour être membre, il faut payer une part sociale de 50$, en plus de frais annuels de 50$ pour couvrir les frais de chauffage, d'électricité, de téléphone et autres.
Or, l'imposition de ce type de frais annuels agace le ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui y voit une menace au principe de l'universalité des soins.
Déjà en 2008, le ministre avait émis certaines préoccupations lors de l'ouverture d'une nouvelle coopérative de santé familiale sur le boulevard Gréber, à Gatineau, où des frais de 100$ donnaient un accès prioritaire à un médecin.
Depuis, le gouvernement Charest a songé à interdire l'imposition de frais annuels dans les coopératives de santé. "Ce ne doit pas être une contribution qui permet d'accéder ou non à un médecin", résume Marie-Ève Bédard, du cabinet du ministre Bolduc.
Le cadre législatif actuel ne permet toutefois pas au ministère de vérifier ce qu'il en est vraiment sur le terrain, reconnaît-elle. "Qu'arrive-t-il aux gens qui ne paient pas? Est-ce que les gens qui ne sont pas membres peuvent avoir accès au médecin au même titre que ceux qui sont membres?"
Le président de la coopérative de santé de Cantley, Claude Hébert, est catégorique à ce sujet. "À la clinique, les gens entrent, qu'ils soient membres ou pas membres. Mais, pour les membres, on est en train de faire toutes sortes d'arrangements particuliers."
M.Hébert assure qu'il sera possible à n'importe qui de consulter un médecin pour tous les soins de santé remboursés par l'assurance-maladie du Québec: examens médicaux, prescriptions de médicaments ou références à des spécialistes.
Les privilèges des membres toucheront davantage l'accès à des conférences sur le diabète ou la bonne alimentation, par exemple. "On suit à la lettre la loi qui dit que c'est pour tout le grand public", affirme Claude Hébert.
Il a fallu deux ans au conseil d'administration de la nouvelle coopérative de santé de Cantley pour recruter 1200 membres et convaincre un médecin à la retraite, le DrBernard Gélinas, de venir y faire des consultations une fois par semaine, tous les mercredis.
Le DrGélinas verra tous les patients qui se présenteront, membres ou non membres, affirme Claude Hébert, selon le principe du premier arrivé, premier servi.
Pour l'heure, la coopérative s'est installée au rez-de-chaussée d'un ancien presbytère. La coopérative espère recruter d'autres médecins et déménager, l'été prochain, dans un nouvel édifice commercial situé près de l'hôtel de ville, sur la route 307. À mesure que la coopérative prendra son essor, certaines plages horaires pourront être réservées exclusivement aux membres.
"À la coop santé d'Aylmer, dans l'après-midi, des plages sont accessibles seulement aux membres qui ont des urgences. Mais, le matin, c'est premier arrivé, premier servi. On regarde ce modèle-là", dit M.Hébert.
Au ministère de la Santé, on assure ne pas être contre l'apparition de plus en plus fréquente des coopératives de santé. "C'est franchement un modèle face auquel on n'est pas contre. Là où il y a un problème, c'est quand on diminue l'accessibilité aux soins par rapport à une charge qui est exigée", dit MmeBédard.
Pduquette@ledroit.com
Actualités, mardi, 22 décembre 2009, p. 4
Duquette, Patrick
La nouvelle coopérative de santé de Cantley ouvre à peine ses portes qu'elle plonge déjà au coeur d'une controverse en raison des frais annuels imposés à ses patients.
Installée dans un presbytère, au 47, chemin Sainte-Élizabeth, la coopérative santé ouvre une fois par semaine, le mercredi, et compte déjà 1200 membres.
Pour être membre, il faut payer une part sociale de 50$, en plus de frais annuels de 50$ pour couvrir les frais de chauffage, d'électricité, de téléphone et autres.
Or, l'imposition de ce type de frais annuels agace le ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui y voit une menace au principe de l'universalité des soins.
Déjà en 2008, le ministre avait émis certaines préoccupations lors de l'ouverture d'une nouvelle coopérative de santé familiale sur le boulevard Gréber, à Gatineau, où des frais de 100$ donnaient un accès prioritaire à un médecin.
Depuis, le gouvernement Charest a songé à interdire l'imposition de frais annuels dans les coopératives de santé. "Ce ne doit pas être une contribution qui permet d'accéder ou non à un médecin", résume Marie-Ève Bédard, du cabinet du ministre Bolduc.
Le cadre législatif actuel ne permet toutefois pas au ministère de vérifier ce qu'il en est vraiment sur le terrain, reconnaît-elle. "Qu'arrive-t-il aux gens qui ne paient pas? Est-ce que les gens qui ne sont pas membres peuvent avoir accès au médecin au même titre que ceux qui sont membres?"
Le président de la coopérative de santé de Cantley, Claude Hébert, est catégorique à ce sujet. "À la clinique, les gens entrent, qu'ils soient membres ou pas membres. Mais, pour les membres, on est en train de faire toutes sortes d'arrangements particuliers."
M.Hébert assure qu'il sera possible à n'importe qui de consulter un médecin pour tous les soins de santé remboursés par l'assurance-maladie du Québec: examens médicaux, prescriptions de médicaments ou références à des spécialistes.
Les privilèges des membres toucheront davantage l'accès à des conférences sur le diabète ou la bonne alimentation, par exemple. "On suit à la lettre la loi qui dit que c'est pour tout le grand public", affirme Claude Hébert.
Il a fallu deux ans au conseil d'administration de la nouvelle coopérative de santé de Cantley pour recruter 1200 membres et convaincre un médecin à la retraite, le DrBernard Gélinas, de venir y faire des consultations une fois par semaine, tous les mercredis.
Le DrGélinas verra tous les patients qui se présenteront, membres ou non membres, affirme Claude Hébert, selon le principe du premier arrivé, premier servi.
Pour l'heure, la coopérative s'est installée au rez-de-chaussée d'un ancien presbytère. La coopérative espère recruter d'autres médecins et déménager, l'été prochain, dans un nouvel édifice commercial situé près de l'hôtel de ville, sur la route 307. À mesure que la coopérative prendra son essor, certaines plages horaires pourront être réservées exclusivement aux membres.
"À la coop santé d'Aylmer, dans l'après-midi, des plages sont accessibles seulement aux membres qui ont des urgences. Mais, le matin, c'est premier arrivé, premier servi. On regarde ce modèle-là", dit M.Hébert.
Au ministère de la Santé, on assure ne pas être contre l'apparition de plus en plus fréquente des coopératives de santé. "C'est franchement un modèle face auquel on n'est pas contre. Là où il y a un problème, c'est quand on diminue l'accessibilité aux soins par rapport à une charge qui est exigée", dit MmeBédard.
Pduquette@ledroit.com
lundi 16 novembre 2009
Les coops de santé et la Loi canadienne de la santé
une analyse de Jacques Fournier
Bonne nouvelle. Lors du colloque sur les coopératives de santé tenue à Montréal le 21 octobre à l’initiative de la Coopérative de solidarité Santé Villeray, le directeur général de la Fédération des coops de santé et de services à domicile, Benoît Caron, a fait connaître la nouvelle orientation de sa Fédération concernant le respect de la Loi canadienne de la santé.
A l’heure actuelle, la majorité des coops de santé exigent une cotisation annuelle qui donne accès aux services médicaux et aux autres services. Seul un petit nombre de coops offrent des services médicaux aux non-membres sans frais annuels.
Il y a 40 coops de santé au Québec, dont 25 sont en opération. 54% constituent une nouvelle offre de services médicaux, tandis que 38% se sont substituées à une clinique médicale existante et 8% ont remplacé une clinique fermée.
Attention cependant. Chaque coop est autonome. Il n’est pas question pour la Fédération d’exclure de ses rangs un de ses membres qui ne se conformerait pas à la Loi. Mais , selon Benoît Caron, en réponse à une question, « les coops qui ne respectent pas la Loi seront tentées de s’exclure elles-mêmes de la Fédération ».
Cette nouvelle orientation va réjouir les organismes de défense du droit à la santé, comme la Coalition Solidarité Santé et l’AQDR (Association pour la défense des droits des retraités et prés-retraités). Ces organismes se battent depuis 1991 contre toute forme de ticket modérateur, la cotisation annuelle étant une forme de ticket modérateur. Des recherches scientifiques ont démontré qu’un ticket modérateur n’empêche jamais les classes riche et moyenne d’avoir accès à des services médicaux mais en prive les pauvres, et en particulier leurs enfants. Mal soignées, ces personnes pauvres nécessitent alors des soins plus élaborés dans les hôpitaux, aux frais du secteur public. Les tickets modérateurs augmentent alors tout simplement les coûts globaux du système.
Par contre, la nouvelle orientation de la Fédération des coops de santé va décevoir… le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Godin. En effet, la politique de tarification appliquée par les coopératives était en voie d’inciter certains médecins de cabinets privés à poser des gestes illégaux eux aussi. Le Dr Godin avait déclaré à Gatineau que, à l’instar des coops, les médecins de cabinets privés « seront peut-être tentés d’imposer, eux aussi, des frais annuels à leurs patients pour couvrir les dépenses telles le loyer et les salaires du personnel » (Le Droit, 25 octobre 2008). L’herbe lui a été coupée sous le pied.
Il reste maintenant à faire connaître la nouvelle orientation de la Fédération des coops de santé auprès de tous les membres des coops, pour que ceux-ci soient vigilants et exigent que leur coop se conforme à cette orientation, de façon à respecter la Loi canadienne de la santé.
Le colloque du 21 octobre avait pour titre : « Prévention et promotion de la santé, l’expérience remarquable d’un réseau d’établissements de santé au Japon ». Il a également permis de connaître davantage ce qui se passe au Japon dans le domaine des coops de santé.
Note : l’auteur de cette analyse était le délégué de l’AQDR à ce colloque.
Les coopératives de santé au Québec : du consommateur à l'acteur!
Par Marie-Joelle Brassard, Patrice Leblanc & Olivier Étienne.
Connaître l’évolution des coopératives de santé était devenu incontournable. Car pour nous diriger vers la bonne direction, nous devons nous appuyer sur des fondements réels, et non sur des suppositions erronées. Les coopératives de santé sont donc sous la loupe des chercheurs. La première coopérative de santé naissait en 1996, et treize ans plus tard, elles sont plus de 40. Consulter la recherche
Connaître l’évolution des coopératives de santé était devenu incontournable. Car pour nous diriger vers la bonne direction, nous devons nous appuyer sur des fondements réels, et non sur des suppositions erronées. Les coopératives de santé sont donc sous la loupe des chercheurs. La première coopérative de santé naissait en 1996, et treize ans plus tard, elles sont plus de 40. Consulter la recherche
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